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 Témoignages

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Candice Deveaux
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::> Tag Line: « Candice Deveaux, Sorcière née Humaine... »
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MessageSujet: Témoignages   Sam 25 Avr - 14:41

Citation :
Paris XVIe. Porte Dauphine.
Agence de Chasse Willow.
Jeudi 24 Juillet, 16h30.

Témoignage d'un Chasseur d'agence (John Serielle)

On vit vraiment dans un monde pourri, quand même. Remarquez, moi j'me plaint pas, avec cette guerre je gagne au moins cinq fois le smic, mais parfois j'me dit que c'est pas bien ce que je fais. C'est vrai que les sorcières nous piquent nos filles pour les élever chez elles, avec leurs coutûmes barbares, c'est vrai qu'elles capturent des hommes pour se reproduire sauvagement, c'est vrai aussi qu'elles n'hésitent pas à tuer des gosses de sang-froid. Mais somme toute, on fait exactement la même chose... Alors j'ai choisi de plus trop me poser de questions compliquées, j'ai toujours été une bouse en philo. Des mecs débarquent à l'agence avec la photo d'une sorcière, ils veulent qu'on la trucide, je prends mon fusil à pompe et j'y vais. Tant que j'suis payé, ça me va.

Ce qui m'fait le plus rire, c'est les sorcières qui viennent nous vendre des informations sur leurs soeurs dans l'espoir qu'on protège leurs filles. Du coup on bute les deux adultes et on vend la gosse comme esclave. Moi, vous savez, tant que j'suis payé.

Alors quand des types militent dans la rue avec des panneaux pour que la guerre cesse, et qu'ils disent que c'est pas bien de s'entre-tuer parce qu'on est tous des êtres humains, ben moi j'leur tire dessus et j'me fait un paillasson avec leurs poils pubiens. Avec leurs idées divergentes, là, manquerait plus que la guerre s'arrête et que j'sois plus payé. Ces mecs sont d'un égoïsme hallucinant, ça leur est pas venu à l'esprit que j'pourrais me retrouver au chômage si j'avais plus de sorcières à exterminer ?

Ouais, décidément, ce monde est pourri, les gens pensent pas aux autres.
Après moi, tant que j'gagne du fric je suis heureux.

Citation :
Paris, 2026.
Châtelet -Les halles-.
Mercredi 18 Juin. 18H34.

Récit d'une survivante. (Eléonore Lecker)

C'était un jour comme un autre, au détail prêt que la canicule se faisait déjà sentir. J'étais en débardeur, en mini-jupe, avec trois bouteilles d'eau dans mon sac. C'était horrible, mais rien n'aurait pu m'empêcher de faire mon shopping pendant ces putains de soldes. On gueulait tous après le réchauffement climatique et les irresponsables qui polluaient la planête mais, dans le fond, on en avait rien à foutre, on était pareil qu'eux. Je tenais la main à mon petit copain, Alex, qui avait eu la gentillesse de m'aider à porter mes huit sacs de fringues. Y'avait du monde partout, j'étais au bord de la crise de nerfs et j'attendais qu'une chose: rentrer chez moi avec mon mec, et prendre du bon temps. Ça n'allait hélas pas être possible...

Alors qu'on faisait une petite pause devant la fnac pour finir nos réserves d'eau, la terre se mit à trembler. Au début on s'inquiètait pas trop, on se sentait bizarrement en sécurité au milieu de cette foule bruyante de consommateurs et de touristes, on pouvait pas se douter que cette même foule allait devenir une prison, puis un cimetière... Elles surgirent alors. Comme une vague percutant une falaise. Depuis la bouche de métro, une poignée de mètres devant nous, des dizaines de ces putains de sorcières firent irruption en balançant de minuscules citrouilles sur la foule. Vous trouvez ça marrant ? Attendez que l'une de ces citrouilles vous explose à la gueule, et vous n'aurez même plus de dents pour mordre la poussière... Les gens ont commencé à paniquer, a s'enfuir en écrasant ceux qui étaient tombés, mais des sorcières embusquées fauchaient les fuyards. Elles avaient des balais à l'épaule, des balais qui tiraient des balles de plombs et perforaient un abdomen en un millième de seconde. On avait aucune chance.

L'une d'entre elles m'a visé. J'étais paralysée et, si j'ai survécu, c'est grâce à Alex qui s'est mit sur la trajectoire de la balle. Il s'est effondré sur moi et nous sommes tombés tous les deux. Ses yeux étaient révulsés et un trou béant s'étalait entre ses côtes. Il était mort sans un bruit, ça contrastait avec les cris d'agonie que j'entendais partout autour. Moi je bougeais plus, j'avais que mes larmes qui se mêlaient au pourpre du sol et le sang que j'entendais perforer mes tempes. Je suis restée là, couchée contre son cadavre, jusqu'à ce que plus un bruit ne se fasse entendre, plus un tir de la part des sorcières, plus une supplication de la part des victimes. Et lorsque je me suis enfin relevée, j'ai cru que j'allais crever d'horreur et de dégoût. Imaginez, imaginez seulement des centaines de cadavres désarticulés mêlés comme s'ils devaient former une macabre oeuvre d'art. Des enfants au crâne explosé tenaient encore la main de leur parents.

Un horrible bruissement me fit sursauter. C'était juste un putain de sac en papier macdo. J'éclatais en sanglot, et je restai là jusqu'à ce que les secours arrivent enfin.

Citation :
Métro Ligne 4.
Station Château d'eau.
Vendredi 8 mai. 23h15

Récit d'une sorcière (Elune Duval)

Tout à commencé il y a quelques années. À l'époque, quant on était une sorcière, on le faisait pas trop savoir, pas à cause d'une honte quelconque mais plutôt par intérêt. Le gouvernement et diverses entreprises nous employaient pour nos talents: dans la médecine, dans l'armée, et dans tout un tas d'autres domaines où nous étions les plus efficaces. On était bien traîtées, bien rémunérées, tout allait pour le mieux. Mais avec le développement de ces conneries de machines, on a été de moins en moins utiles, de moins en moins bien payées, bien traîtées, puis les gens ont commencé à avoir peur de nous. Les machines, ça, ils comprenaient, tandis que la magie leur était totalement obscure. Nous, comme on arrivait plus à vivre correctement, on a commencé à protester, de plus en plus violemment. Le gouvernement a maté toutes nos révoltes dans le sang, nos dirigeantes furent executées sans procès, et une loi fut crée nous forçant à nous balader avec un pendentif en forme de pentacle. Du coup, tout le monde savait qu'on était une sorcière, et nous avions bien moins de droits que les humains soi-disant normaux. C'est là que tout à pété.

Le conseil des Douze s'est levé, toutes les sorcières se sont préparées au combat, et des armes ensorcelées furent fabriquées pour celles qui ne maniaient pas de magie agressive. Quartier par quartier, on s'est battues, jusqu'à ce que le gouvernement nous rendent nos droits. Mais c'était trop tard. Du côté des sans-pouvoirs, des guerriers avaient organisé la resistance, et c'était eux désormais qui attaquaient les bases de nos soeurs, qui violaient nos filles et brûlaient nos maisons. Pris de panique et, devant son incapacité à réagir, le gouvernement démissiona. Il n'y avait alors plus aucun garde-fou à la violence et sortir dans la rue revenait à jouer sa vie à pile ou face.

Nous avons alors prit possession de toute une partie du réseau de métro de la ville, et nous avons établi une ville souterraine gigantesque où plus un seul sans-pouvoirs n'osait s'aventurer. De là, nous pouvions lancer des offensives partout où nous le désirions. Quant à eux, ils se sont réfugiés dans certains quartiers qu'ils ont fortifié grâce à leurs technologies maudites. La défense, les champs-élysées, et quelques autres lieux ont vus de gigantesques tours de verre et des réseaux de transports aériens se développer.

Aujourd'hui, j'sais plus qui à tort ou qui a raison. D'ailleurs ça n'a plus vraiment d'importance. Ce qui compte, désormais, c'est de se battre pour survivre, dans l'espoir que nos filles puissent vivre libres, dans un monde meilleur.
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